D’un capital social de 14 milliards 277 millions 570 mille FCFA, la BADF est constituée en société anonyme avec un conseil d’administration, et dirigé par un directeur général, Daouda Simboro. Les actionnaires de la banque sont composés des acteurs du monde rural, des sociétés d’État, des sociétés privées et autres personnes morales ainsi que des particuliers. La banque se fixe pour objectif majeur de réaliser toutes opérations de banque de nature à promouvoir le développement du monde rural au Burkina Faso, notamment en matière de production agricole, animale, forestière, de pêche, d’artisanat, d’habitat. Elle s’intéresse aussi aux secteurs des infrastructures, du transport, de l’agro-industrie et de la commercialisation de produits et services découlant de ces activités. La BADF fournit à ses clients depuis le lancement officiel de ses activités en mars 2019, une large gamme de services financiers adaptés à leurs besoins.
« La banque doit être un instrument important pour permettre à nos paysans, éleveurs de pouvoir avoir des financements pour, non seulement s’équiper, mais également développer leurs activités », a indiqué le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré lors de la cérémonie de lancement de la BADF. Le souhait du chef de l’État dans cette noble initiative, est que la naissance de cette banque participe à augmenter le taux de bancarisation, surtout en milieu rural, où il est très faible.
Une banque qui tombe à pic
L’initiative de cette banque par le chef de l’État, témoigne, de l’avis du Président du Conseil d’administration(PCA) d’alors, Mamadou Sérémé, de son intérêt pour tout ce qui touche le monde rural. En effet, le monde rural au Burkina Faso regroupe environ 80 % de la population. La part du secteur primaire dans le PIB est de l’ordre de 30 %, et l’agriculture est le deuxième pourvoyeur de devises au Burkina Faso, après l’or. Ce qui démontre l’importance du secteur pour la stratégie de développement du pays. « Paradoxalement, seulement 15 % des producteurs bénéficient de crédits bancaires. De même, la part des concours consacrés au secteur agricole ne représente que 3,5 % du total des financements bancaires du Burkina Faso », a regretté Mamadou Sérémé, lors de la cérémonie de lancement des activités de l’institution. D’une promesse de campagne, la Banque agricole du Faso est aujourd’hui une réalité, grâce à l’expertise de femmes et d’hommes mobilisés, à la détermination et à la ténacité du monde rural, à l’accompagnement, à l’engagement et à la participation active des autorités. Dès son ouverture, les bénéficiaires n’ont cessé de traduire leur reconnaissance au président du Faso pour sa vision, sa détermination et son leadership dans la création de cette institution financière dédiée au monde rural. Le vice-président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Boureima Diallo, co-président de la cérémonie de lancement des activités de la banque et le président de l’Union nationale des producteurs du coton du Burkina (UNPCB), Bihoun Bambou ont remercié le chef de l’État pour cette banque, qui est d’un grand apport dans le développement des activités du monde rural. Pour ces acteurs, la BADF a été longtemps rêvée et réclamée. C’est pourquoi, ils se sont investis aux côtés du président du Faso et de son gouvernement, pour faire de cette institution financière une réalité. Tout en rappelant que la majorité des clients de la banque se trouve à l’intérieur du pays, les bénéficiaires souhaitent qu’au-delà des grands centres urbains comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, la Banque agricole du Faso puisse être présente sur l’ensemble du territoire pour être plus proche de ses clients.
Déjà plus de 68 milliards FCFA de crédits octroyés aux acteurs de développement
Après plus d’une année de fonctionnement, la Banque agricole du Faso s’est montrée un véritable outil de développement des activités du monde rural et de l’économie nationale. Plusieurs personnes et structures ont bénéficié de l’appui en crédit de cette institution financière en vue de booster le développement de leurs activités. Les octrois de crédits sont faits en direction des acteurs du monde rural et de sa chaine de valeur, mais également au profit des autres acteurs de l’économie. Plus de 68 milliards FCFA de crédits ont déjà été octroyés à des bénéficiaires comme les associations, les groupements villageois et les sociétés coopératives, les grandes entreprises, les PME/PMI, les entrepreneurs individuels, les particuliers et les professions libérales. Les secteurs d’activités concernés sont l’agriculture, l’élevage, l’agro-industrie, les BTP, le Commerce et les services ainsi que les salariés. L’agriculture et l’élevage ont bénéficié de près de 28,5 milliards FCFA de crédits octroyés à plus de 1 000 acteurs (Sociétés coopératives, entreprises individuelles, sociétés) après à peine 18 mois d’activités.