En cette période des récoltes, je voudrais d’abord saluer l’engagement de tous les acteurs du monde rural, en particulier nos braves paysans, et leur souhaiter une très bonne fin de campagne agricole. A toutes et à tous, mes vœux de santé, de prospérité et de paix, dans ce contexte de pandémie de la Covid-19 et de lutte acharnée contre les forces du mal, qui nous imposent une guerre ignoble, à travers le terrorisme.

J’adresse à chacune et chacun un salut fraternel et cordial. Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, de toutes obédiences politiques ou confessionnelles et de toutes catégories sociales, je m’adresse à vous tous sans exception, car nous sommes tous du Burkina Faso, un pays qui nous est cher. A travers ces lignes, je souscris à ce devoir de redevabilité dans le cadre de la gestion du pays que vous m’avez confiée, au soir du 29 novembre 2015. Nous avons pris ensemble l’engagement de conduire le Burkina Faso sur les chantiers de sa construction sociale, économique, politique et culturelle.

Nous avons engrangé ensemble des résultats importants

Grâce aux efforts conjugués sans relâche, de toutes et de tous, nous avons obtenu des résultats appréciables dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle et politique.

Je prendrai juste quelques exemples illustratifs de ce succès, que nous avons engrangé ensemble, ces dernières années. Ainsi, avec votre accompagnement, et celui des partenaires, plusieurs infrastructures routières, sociales, sanitaires, éducatives, économiques, énergétiques ont été réalisées dans les 13 régions du pays. En matière d’éducation, de formation et de renforcement des capacités, les résultats sont également palpables. Dans le domaine de l’emploi et de l’accès aux sources de financement, la mise en place et en œuvre de projets et programmes a permis d’accompagner les jeunes, les femmes, les porteurs de projets, afin qu’ils puissent réaliser leurs rêves.

En termes de cohésion sociale, soucieux de bâtir un Burkina Faso de paix et de préserver notre vivre-ensemble, j’ai engagé et toujours entretenu un dialogue sincère et franc avec toute la classe politique, ainsi qu’avec les partenaires sociaux. Sur le chantier de la coopération internationale, notre pays a su tisser des relations et conforter une bonne image sur la scène internationale.

Les acquis engrangés constituent déjà un grand pas dans le processus de développement du Burkina Faso. Je reste cependant conscient que certaines attentes demeurent, et nous devons poursuivre les efforts pour offrir à chaque Burkinabè des conditions de vie toujours meilleures.

Je félicite ici, une fois encore, tous les acteurs pour leur engagement aux côtés du gouvernement en toute circonstance où leur appui était attendu. C’est le lieu de saluer l’esprit républicain dont font preuve les partenaires sociaux et la classe politique.

Restons toujours unis

Le handicap majeur, auquel nous faisons face, est sans conteste, l’insécurité qui a pris de l’ampleur dès le début du mandat que vous m’avez confié. Nous en avons tous été éprouvés. Et là aussi, votre réponse à mon appel à l’union sacrée, nous a permis d’opposer une résistance farouche à la menace terroriste.

Je vous invite chacun, chacune à la solidarité à l’endroit des déplacés internes, nos frères, nos sœurs, nos enfants, en difficulté. Dans la lutte contre le terrorisme, nous avons connu des moments difficiles, mais jamais nous ne devons céder au désespoir. Nos ancêtres n’ont jamais courbé l’échine et nous devons assumer notre rôle historique, en venant à bout de l’hydre terroriste.

La politique de sécurité nationale que nous avons élaborée de manière consensuelle est un outil par excellence pour une réponse adéquate, globale, inclusive et efficace à la crise sécuritaire.

Depuis le mois de mars 2020, nous sommes aussi confrontés à la pandémie de la Covid-19, qui a un impact sur notre économie et sur nos conditions de vie. Le plan national de riposte contre cette pandémie a montré sa pertinence et je voudrais inviter tous les habitants du Burkina Faso à rester vigilants et disciplinés pour appliquer toutes les mesures édictées par le ministère de la Santé pour vaincre le Coronavirus. Face à toutes ces difficultés, je suis admiratif de la résilience des populations et plus que jamais confiant en l’avenir.

Pour terminer, je formule le vœu que les élections couplées présidentielle et législatives prévues cette année 2020 se déroulent dans de très bonnes conditions pour le renforcement de notre processus démocratique.

Merci de l’attention que vous avez accordée à cette lettre !

Dieu bénisse le Burkina Faso !

Roch Marc Christian Kaboré — Président du FasoExtrait de la Lettre aux Burkinabè, Octobre 2020.