Solidarité internationale contre le terrorisme

Alors qu’il venait à peine d’être élu président, Roch Marc Christian Kaboré verra les attaques terroristes prendre pied et se multiplier dans son pays, comme une tentative de déstabilisation. C’est donc à juste titre, que la lutte contre le terrorisme sera le fil d’Ariane de l’action de Roch Marc Christian Kaboré dans les instances internationales, pour un partenariat et une solidarité plus accrus. Le 22 septembre 2016, pour sa première intervention à la tribune de l’Organisation des Nations unies, il donne le ton : « Nous devons nous en convaincre, l’efficacité de notre lutte le devra à notre capacité à nous inscrire d’abord dans une logique de partenariat, de mutualisation de nos efforts, d’échange de renseignements, dans le cadre d’une coalition mondiale cohérente et solide. L’action que nous menons dans le cadre du G5 Sahel s’inscrit dans cette dynamique, et doit être soutenue ».

Toujours à la tribune des Nations unies, en tant que président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré est plus critique vis-à-vis de certaines actions de la communauté internationale. Ainsi, en ce qui concerne le Mali, souhaite-t-il le 24 septembre 2019 à la tribune, que la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali soit plus efficace : « En ma qualité de Président en exercice du G5 Sahel, je lance un appel pour un mandat plus robuste et plus offensif en faveur de la MINUSMA. Un tel mandat devrait permettre de sécuriser et de stabiliser davantage le Mali et partant tous les autres pays du G5 Sahel. De même, nous appelons le Conseil de sécurité à accorder un mandat sous le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies à la force conjointe du G5 Sahel afin de lui assurer des ressources permanentes ».

Un chantre pour le G5 Sahel

Le Burkina Faso a assumé la présidence en exercice du G5 Sahel du 5 février 2019 au 25 février 2020. Durant toute cette période, le président du Faso a multiplié les rencontres sur la scène internationale, pour porter la voix des pays membres de l’espace (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad).

Trois sommets du G5 Sahel se tiendront à Ouagadougou. Le premier, le 5 février 2019, a vu la prise de fonction du nouveau président en exercice, Roch Marc Christian Kaboré. Le 1er mai 2019 la chancelière allemande Angela Merkel est à Ouagadougou. C’est la toute première visite d’une autorité allemande d’un si haut rang, au pays des Hommes intègres. Après une séance de travail bilatérale, elle rencontrera les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel dans le cadre d’un sommet extraordinaire.

Le 14 septembre 2019, la capitale burkinabé a abrité un sommet extraordinaire CEDEAO-G5 Sahel sur le terrorisme. La rencontre a permis l’adoption d’un plan d’actions opérationnel pour lutter contre le phénomène. Au registre du G5 Sahel, on note également le sommet extraordinaire de Niamey le 15 décembre 2019, et le sommet extraordinaire de Pau en France, le 13 janvier 2020.

A Biarritz, dans le Sud-Ouest de la France, Roch Marc Christian Kaboré, a exposé le 25 août 2019, devant les sept pays les plus industrialisés du monde, la situation et les enjeux sécuritaires dans l’espace sahélien. La situation en Libye est la mère du terrorisme en Afrique. En exposant la situation au Sahel, un espace de plus de 5 millions de km2, Roch Marc Christian Kaboré a relevé l’impérieuse nécessité pour la communauté internationale, de venir en appui aux pays du G5 Sahel, et à l’ensemble de la sous-région ouest-africaine. Car le danger va au-delà du simple Sahel, il est devenu mondial. « C’est une gangrène qui se propage », a-t-il dit. Pour le président du Faso, il faut un partenariat international conséquent pour lutter contre le terrorisme et assurer le développement. A Yokohama, quelques jours plus tard, lors de la 7e Conférence de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD7), le président du Faso est revenu sur cette constante, en ce qui concerne le Sahel : « la crise au Sahel est une résultante de la crise en Libye, qui s’est métastasée dans la sous-région, et menace le monde. Pour qu’il y ait la paix au Sahel, il faut la paix en Libye, et cela est de la responsabilité de la communauté internationale ».

Le président du Faso a invité la Russie à rejoindre le partenariat international pour le Sahel initié à Biarritz. Ce sera lors du 1er sommet Russie-Afrique, à Sotchi, le 24 octobre 2019. « En tant que grande puissance militaire et économique, la Russie apparaît comme un partenaire de choix qui peut aider le Sahel et la région Afrique de l’Ouest dans sa lutte contre le terrorisme. Nous osons croire que le Sommet historique d’aujourd’hui sera le point de départ de ce partenariat fécond et utile souhaité pour la sécurité et la stabilité de notre région » a-t-il dit à la tribune.

Un chantre du multilatéralisme

« Le multilatéralisme ne doit pas être un vain mot, mais doit mettre en exergue la solidarité de l’ensemble des États, autour de l’ONU, pour faire face aux maux que traversent notre monde, dont les plus importants sont la pauvreté et le terrorisme qui sévissent dans toutes les parties du monde entier ». C’est la vision du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, renouvelée lors de la 74e Assemblée des Nations unies en septembre 2019. Ses interventions dans les instances multilatérales mondiales auront régulièrement porté sur les questions de développement, de promotion des droits humains, de sécurité et de lutte contre le terrorisme, de lutte contre la pauvreté et les maladies transmissibles, entre autres.

En septembre 2018, le Burkina Faso participe au Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), avec la reprise des relations diplomatiques le 26 mai de la même année, après 24 ans de coopération avec Taïwan. « Pour nous, la tenue d’un sommet entre la Chine populaire et l’Afrique montre l’intérêt du multilatéralisme. C’est ce que nous avons toujours défendu » déclarait-il, devant une équipe de journalistes chinois à Ouagadougou, peu avant la tenue du forum.

Ce monde de paix suivant la vision du président du Faso, doit se construire en synergie avec tous les pays. Pour y arriver, les différents pays doivent mutualiser leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent afin de poser les jalons du développement économique et social.

Un chantre du capital humain

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors des grandes rencontres internationales, partage également la politique mise en œuvre pour une meilleure valorisation du capital humain et des investissements. Au Sommet du G20 en Allemagne en novembre 2019 sur le « Compact with Africa », il a relevé la corrélation entre le Plan national de Développement économique et social (PNDES) et cette conférence, dont l’objectif est de développer les relations économiques et financières du G20 avec ses partenaires africains, et de promouvoir les investissements privés.

Sur le plan continental, notre pays aura joué un rôle majeur au sein de l’Union africaine, qui a fait de Roch Marc Christian Kaboré le champion de la lutte contre les mutilations génitales féminines. Champion, le président du Faso l’est aussi pour la vaccination, à travers GAVI (Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination) et pour la libre circulation des personnes et des biens de la CEDEAO.

Dans le domaine de la santé, Roch Marc Christian Kaboré annonce une contribution d’un million de dollars US au mécanisme de financement de la Santé, le 6 novembre 2018 à Oslo en Norvège. Le 9 octobre 2019 à Lyon en France, à la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, il annonce une contribution d’un même montant. Parce que son pays est bénéficiaire de l’action des contributeurs mondiaux dans le domaine de la santé, il se fait fort, malgré la modicité des moyens de son pays, de toujours contribuer au panier commun.