Avec une communauté de la diaspora estimée à près de 10 millions de membres, il était impérativement stratégique, pour notre pays, de mettre en place une politique judicieuse afin de capitaliser son apport. Dans ce sens, lors de ses déplacements à l’étranger, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré s’est toujours fait fort d’échanger avec ses compatriotes, pour leur donner des nouvelles du pays, et, surtout, les appeler à contribuer à sa construction.
Pour ce faire, et conformément à l’engagement qu’il avait pris dans son programme présidentiel, le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a servi de relais pour assurer la pleine participation de la diaspora au développement du pays, pour renforcer leur encadrement et leur protection, et rendre effectif le vote des burkinabè de l’extérieur. Le pari du vote a été tenu, et, pour la première fois de l’histoire de notre pays, ce 22 novembre 2020, les Burkinabè de l’extérieur pourront participer au scrutin pour l’élection du président du Faso.
L’ambition pour le gouvernement, était aussi de mobiliser et mettre en valeur les compétences de nos compatriotes à l’étranger, afin de les impliquer davantage dans la recherche de solutions aux préoccupations du peuple burkinabè, de promouvoir une participation plus significative de la diaspora aux investissements, et de mobiliser la diaspora pour le renforcement de l’entrepreneuriat et de l’innovation. A cet égard, plusieurs Burkinabè répondent à l’appel de la mère patrie, en participant à la conception et à la mise en œuvre de nombreux projets et programmes.
On retiendra, de façon retentissante, l’organisation du Forum national de la diaspora, qui s’est tenu du 11 au 13 juillet 2018, sous le thème « la contribution des Burkinabè de l’extérieur à la construction nationale ». Le forum, qui a été une première dans toute l’histoire du Burkina Faso, a connu la participation de plus de 500 délégués dont 248 de la diaspora. Les participants au forum ont pu s’entretenir à bâtons rompus avec le président du Faso, à qui ils ont directement porté leurs préoccupations. Roch Marc Christian Kaboré les a exhortés à être des intrépides ambassadeurs du Burkina Faso, tout en se conformant aux règles de leurs pays d’accueil.
Les participants au forum ont adopté plusieurs recommandations, dont la mise en œuvre est en cours. Ainsi, une stratégie nationale de gestion de la diaspora a été élaborée, un processus de mise en place de réseaux professionnels engagé, et un fonds de soutien aux investissements de la diaspora initié.
Ouverture aux préoccupations des fils de la diaspora
Le gouvernement s’est montré ouvert, depuis la mise en place du ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, à plusieurs autres préoccupations des fils du pays vivant à l’étranger. C’est ainsi que dans le domaine de l’immobilier, on retiendra le lancement de la construction d’une cité de la diaspora à Guiguemtinga, dans la commune de Koubri, le 11 juillet 2018. Cette cité, qui sera construite sur une superficie d’environ 100 hectares, va comporter plus de mille logements et de nombreuses infrastructures d’accompagnement. Il a été également mis à disposition de la diaspora 350 logements économiques à Bassinko, tandis qu’à l’occasion de la commémoration des festivités du 11-Décembre, des parcelles leur sont réservées, dans le cadre de la construction des cités des forces vives dans les chefs-lieux de région.
Grandes activités dans le domaine de l’intégration africaine
Durant son mandat, Roch Marc Christian Kaboré a été très actif, dans le domaine de l’intégration africaine. Champion de la libre-circulation des personnes et des biens de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il aura joué de son leadership pour aplanir les difficultés liées à la fermeture des frontières du Nigeria avec le Niger et le Bénin, et, de manière générale, pour l’effectivité de la mise en œuvre du schéma de libéralisation des échanges à travers la Task Force qu’il a mise en place.
Que ce soit par ailleurs au sein d’autres instances telles que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Comité permanent inter-États de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), dont il a été président en exercice de février 2018 à juillet 2020, ou de l’Autorité du Bassin du Niger, Roch Marc Christian Kaboré a constamment défendu les intérêts du Burkina Faso, et partagé sa vision pour une sous-région harmonieusement intégrée, au bénéfice des populations.
La monnaie au sein de l’UEMOA et de la CEDEAO, la Zone de libre échange continentale africaine, sont autant de questions sur lesquelles les points de vue et les positions du Burkina ont toujours compté.