Au lendemain des élections de 2015, le Burkina Faso faisait immédiatement face aux premières agressions terroristes dans un contexte où l’outil de défense du pays était relativement peu préparé pour faire face à ce type de menace. S’est alors engagée, sous l’impulsion du Chef Suprême des Forces armées nationales, une réforme des Forces de Défense et de Sécurité, en général et, des Forces armées nationales, en particulier, dans le but de permettre une riposte à la hauteur de la menace. Ainsi, un ambitieux programme d’équipement a été initié à travers la loi de programmation militaire adoptée en 2017 en vue de renforcer les capacités matérielles, techniques et humaines des Forces armées nationales. A titre d’exemple, l’Armée de l’Air a acquis de nouveaux aéronefs, tandis que l’Armée de terre bénéficiait d’un accroissement de ses capacités offensives.

De même, la prise en charge des hommes a été améliorée avec l’adoption de textes encadrant les primes d’opérations et les dédommagements des familles des soldats tombés en opération. A cela, il faut ajouter le soutien sanitaire qui verra une nette amélioration à travers une prise en compte plus rapide et plus structurée des militaires blessés en opération. L’ensemble de ces efforts a été suivi d’une réorganisation du dispositif opérationnel avec la création de nouveaux détachements, entre autres, au Centre-Nord, au Nord ainsi qu’à l’Est, suite aux opérations Otapuanu et Doofu. Toute chose qui a permis d’engranger des victoires.

L’expérience du terrain acquise par les hommes au fil des événements, conjuguée avec la mise en œuvre de la loi sur les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), laisse entrevoir des lendemains meilleurs. En outre, le recrutement des contingents militaires a été réajusté pour répondre aux besoins de plus en plus criants en effectifs. De même, la coopération avec les armées des pays du G5 Sahel et des pays voisins a été renforcée et a permis de conduire plusieurs opérations conjointes.

Cinq années après les premières attaques terroristes contre le Burkina, on peut retenir que les Forces armées nationales se sont vite adaptées à la menace. Elles poursuivent, grâce aux efforts consentis par les hautes autorités politiques, leur montée en puissance. La résilience dont font preuve les hommes sur le terrain de nos jours et le soutien des populations sont les gages d’une victoire certaine contre les forces du mal.