Dans cette perspective, la résorption des salles de classe sous paillote est un engagement que Roch Marc Christian Kaboré a pris et a mis tout en œuvre pour respecter. « Conscient qu’un cadre d’enseignement et d’apprentissage sain et attrayant contribue à l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation, vous avez fait de l’élimination des salles de classe sous paillote un défi majeur de votre quinquennat », déclarait le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Pr Stanislas Ouaro à l’occasion de la cérémonie de lancement de la construction de complexes scolaires à Sandogo. Dans cette optique, l’engagement a été pris en novembre 2015 de résorber 4 353 salles de classe sous paillote répertoriées. Selon le ministère en charge de l’éducation, en dépit de la crise sécuritaire et les revendications sociales sans précédent que traverse notre pays et qui occasionnent des régulations budgétaires et compromettent le financement des investissements structurants, 1 870 salles de classe sous paillote ont été résorbées entre 2016 et 2018, et 642 salles résorbées en 2019 soit un total de 2 578 salles de classe à la fin 2019 avec un pourcentage de réalisation de 59 %.
300 nouvelles salles de classe pour l’année scolaire 2019-2020
Avec l’appui de la République populaire de Chine, qui s’est engagée à accompagner l’État burkinabè dans l’amélioration des conditions d’apprentissage, ce sont au total 300 salles de classe sous paillote qui seront résorbées dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest, des Hauts-Bassins, du Nord et du Plateau central. Ce pays ami a entrepris la construction de 100 complexes scolaires, pour soutenir l’effort du gouvernement burkinabè. Chaque site est composé de 3 salles de classe équipées, avec un bureau et un magasin, ainsi que d’un forage et de deux blocs de latrines, soit un pour les élèves et un pour le personnel enseignant. Ces complexes viennent s’ajouter aux deux autres déjà construits par l’Empire du soleil levant dans les villages de
Zamsin dans la commune de Sabou et de Bomboré dans la commune de Mogtédo.
Il était également prévu dans le PNDES la normalisation des écoles par la construction de salles de classe à l’horizon 2020. En fin juin 2019, ce sont au total 1 979 salles de classe qui ont été construites. Et 147 établissements préscolaires ont été bâtis et équipés. Les statistiques du ministère en charge de l’éducation indiquent également que 497 nouveaux collèges d’enseignement général (CEG) ont vu le jour. Avec un tel résultat, les objectifs du projet de construction de 310 nouveaux collèges du post-primaire à l’horizon 2020 ont été atteints, avec un excédent fort appréciable. La cible est certes atteinte, mais il restait quelques situations de salles d’emprunt à régler. L’adoption, en septembre 2017, par le Conseil des ministres, de la construction de 394 blocs de 2 salles de classe va dans le sens de la résolution de ce problème au post-primaire. En outre, 69 lycées d’enseignement général, 8 lycées scientifiques dont deux lycées scientifiques nationaux à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso et cinq centres de formation technique et professionnelle, sont en cours de réalisation.
La stratégie adoptée pour la construction de ces centres est la mutualisation des ressources du dispositif national et l’approche d’introduction de l’enseignement et de la formation technique dans les structures d’enseignement général. Toujours dans sa volonté de former les jeunes burkinabè aux métiers, le gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES, avait inscrit la construction de quatre lycées professionnels et deux lycées techniques régionaux.
Des recrutements conséquents
Outre l’accroissement des infrastructures éducatives et de formation, afin d’assurer l’animation de ces lieux d’éducation et d’apprentissage, 7 174 enseignants ont été recrutés et formés au profit du post-primaire et du secondaire général, professionnel et technique. A cela, il convient d’ajouter les 7 417 jeunes diplômés, recrutés pour enseigner dans le post-primaire dans le cadre du Programme emploi-jeunes pour l’éducation nationale (PEJEN).
Enfin, pour faciliter les conditions d’apprentissage, de 2016 à 2019, plus de 6 185 bourses ont été octroyées aux élèves du secondaire issus de familles à revenus modestes, notamment les jeunes filles. Au cours de la même période, ce sont au total, 10 286 élèves du postprimaire qui ont bénéficié de bourses.